"La contre-culture, toute contre-culture en tant qu’agent du changement, se doit d’être un phénomène éphémère. Mais l’idée d’une contre-culture dans un rapport dialectique avec la culture établie de son époque peut et doit être dans une situation de mutation permanente."

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Par Pierric - Publié dans : Ils ont dit...
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Chuck Palahniuk est l'écrivain du moment, et ce pour plusieurs raisons: il est celui par qui le scandale arrive; il est celui qui peut provoquer des vomissements chez son auditoire à la seule lecture d'une de ses nouvelles ("Guts", tirée de A l'estomac); il est celui que les réalisateurs aiment à essayer de comprendre. Mais pour plusieurs autres raisons, Palahniuk restera sans doute une légende de la littérature.

L'Amérique aime entretenir ses démons. Elle l'a fait avec Burroughs, Bukowski, et maintenant Palahniuk. Avec ses airs de ne pas y toucher, l'Amérique en fait se délecte de sa littérature coup de poing, transgenre et unique. Et elle aurait tort de s'en priver.
Palahniuk, donc, c'est le nouvel enfant terrible des librairies, à qui la phrase "vous aimerez le détester" colle parfaitement. Trop de talent en un seul homme. Des idées en pagaille, un écrit pas plus construit, et au final, des livres qui se dégustent entre fiction, burlesque et poésie. Choke n'échappe pas à la règle, et va même plus loin.
Victor Mancini est figurant le jours dans un musée vivant, un parc historique ou le moindre anachronisme est sévèrement réprimé. Victor est aussi dépendant au sexe. Samère est dans un hospice, et ne reconnais en lui que des personnes qui ont connu son fils.Bref, la vie de Victor Mancini est un joyeux bordel, dans lequel il évolue dans complexe, aux côtés de son meilleur pote, collectionneur de cailloux et dessinateur de strip-teaseuses. C'est dans cette vie au bord de l'implosion que Victor va entrevoir ses racines.
On aura peine à décrypter ce roman touchant, dense et défait à la fois. Mais a bien des égards, le personnage de Victor nous parle à tous, de nos psychoses, de notre quête d'identité. Il nous propulse dans notre propre marginalité, celle dont on dit quelle fait nécessairement l'humain.


Par Pierric - Publié dans : Romans
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Une BD qu'on m'a longtemps conseillé. Sans trop savoir pourquoi, j'était pas plus attiré que ça... En fait je passais à côté d'une oeuvre magistrale...Adapté du roman éponyme de Guillaume Guéraud, Je ne mourrai pas gibier se laisse lire d'une traite. L'histoire (il n'y a pas d'intrigue à proprement parler) est sèche, raide, à l'image des personnages qu'elle met en place.

A Mortagne, village banal du Médoc, on a un dicton: "je suis né chasseur, je ne mourrai pas gibier". A Mortagne, on naît du côté de la vigne, ou du côté de la scierie. A Mortagne, on voit ses parents mourir d'épuisement ou d'un cancer. Alors chacun applique a soit la sentence du village, et entretient un climat bête et violent. Martial lui, n'a pas envie de choisir entre la vigne et la scierie. Il n'a pas envie de choisir un camp. Martial n'aime pas la chasse. Mais attérré par le comportement des autres, il va perdre le contrôle lors du mariage de son frère...
Sans faux sentiments, ce récit froid, logique et implacable ne cherche pas d'explications. Il met en scène, simplement. Et c'est la toute sa force...
Par Pierric - Publié dans : Bande Dessinée
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